Journée stage pâte polymère
Mis à jour (Mardi, 03 Février 2009 22:10) Écrit par Marie-France Mardi, 03 Février 2009 21:06
Journée Stage : Pâte FIMO©
Merci à Dominique, Nicole et Bruno pour le coup de main à l’intendance.
Merci à Magali pour sa patience, sa bonne humeur et ses compétences.
Le 31 janvier est un jour qui compte : c’est notre premier stage de WE. Nous sommes arrivés vers 9 heures pour préparer la salle pour les stagiaires. Et surprise, elles aussi étaient pressées de commencer. Elles sont arrivées de bonne heure, ce qui nous a permis de faire connaissance et d’admirer les réalisations de Magali, notre professeur du jour. Un café et HOP, au boulot.
Vérification du matériel :
- Machine à pâte propre
- Lame de cutter
- Un rouleau ou une bouteille vide
- Une plaque de verre, miroir ou carrelage lisse
- Une règle
- 3 pains de pâte (1 noir, 1 blanc et 1 rouge ou mauve au choix)
- Et du petit matériel de montage avec les pinces appropriées.
Dans un premier temps, on manipule un peu la pâte pour se rendre compte de sa résistance, de son touché, car beaucoup des stagiaires n’ont jamais fait de pâte polymère. Tout le monde est très attentif.
Première étape
Le premier exercice est la réalisation d’une cane CIBLE, ainsi nommée car elle ressemble à une cible. C’est un boudin d’environ 1cm de diamètre que l’on entoure successivement de tranches de couleur. 4 couches, du centre vers bord : B.R.N.B \ N.B.R.N \ R.B.N.R.
Les trois cannes mesurent environ 5 à 6 cm.
Ensuite on réduit chaque cane (la réduction a pour but d’allonger la cane en diminuant son diamètre sans modifier le motif intérieur) pour former une cane plus fine et plus longue d’environ 25 cm. On place les trois canes l’une à coté de l’autre. On égalise et on les coupe en 4 parties égales.
On juxtapose, on superpose les morceaux de cane pour former une nouvelle. On lui donne une forme carrée avec le rouleau et on la réduit, on l’allonge pour en obtenir une de 15 cm de long.
La matinée est bien avancée : les stagiaires sont heureuses et surprises de ce qu’elles ont réalisé avec juste un morceau de pâte. Une petite pause lecture pour que tout le monde soit au même niveau. MAIS avant de manger, Magali nous apprend le dégradé.
Le dégradé.
Un morceau de blanc, un morceau de couleur, on les passe dans la machine à pâte en réduisant l’écartement des rouleaux progressivement. On obtient 2 carrés d’épaisseur et de taille identique.
!!!!! Nettoyer sa machine après chaque couleur pour éviter des surprises.
On coupe deux triangles que l’on superpose, on rapproche les deux triangles de couleurs différentes pour former un carré bicolore.
On passe dans la machine à pâte, toujours dans le même sens (plis en premier pour éviter les bulles).TOURNE TOURNE la manivelle car il faut le passer plusieurs fois pour que le dégradé se forme.
!!!!! Faire attention au sens de passage et de pliage, sinon il ne se forme pas un dégradé mais un mélange de couleurs.
Tout le monde y est arrivé et avant de déjeuner un nettoyage de machine s’impose pour ne pas avoir de surprise à la reprise… Voilà que je fais des rimes !!!
Après le repas, c’est reparti de plus belle car tout le monde est impatient de voir la suite, je vous le certifie : c’est impressionnant ce que l’on peut faire avec un petit morceau de pâte. Jugez par vous-même.
La cane "dégradée"
Le dégradé est passé plusieurs fois dans la machine en réduisant l’écartement des rouleaux pour former une longue et fine bande de dégradé.
On enroule cette bande pour former une cane ronde, blanche au centre et plus colorée sur le bord, ou inversement. Cette cane formera le pétale de la fleur.
On coupe cette cane par le centre, on rajoute une tranche fine de noir pour créer le pistil de la fleur, on reforme la cane, on l’entoure d’une tranche de noir pour le contraste. On réduit cette cane.
On prépare le centre de la fleur (une cane cible) cela peut être un morceau d’une cane fabriquée dans la première étape et que l’on a réservée.
La cane pétale réduite et un peu reposée, on la coupe en 7 morceaux (7pétales) et on leur donne une forme de goutte en pressant une extrémité entre les doigts.
On a plus qu’à assembler la fleur (le cœur au centre, les pétales autour).
La fleur
La cane fleur DOIT reposer pour pouvoir être coupée plus facilement. Pendant ce temps avec tous les restes (bout de canes déformées et petites chutes diverses) on prépare de la pâte CRACRA comme dit Magali. On réunit tous les morceaux sans les mélanger(les couleurs doivent être indépendantes) et on les passe dans la machine à pâte en réduisant l’écartement des rouleaux petit à petit… Pas si CRACRA que cela, moi j’aime. Cela ferait même un chouette pendentif.
La cane carrée a bien reposé, elle est faite du matin, on peut la couper en fines tranches et les poser sur la pâte CRACRA qui formera le côté verso du pendentif.f
Pour solidariser les couches et les affiner un peu, on utilise la bouteille en verre comme un rouleau à pâtisserie en intercalant une feuille de papier sulfurisé pour éviter que ça colle.
Un coup d’emporte pièce : un carré, un rond, selon ce que l’on veut.
On prépare une bande fine de couleur noire pour la finition du pendentif. Délicat, mais bien plus fini et joli. Il sera posé tout le tour du pendentif.
Il est déjà 4 heures, le temps passe vite quand on s’amuse bien.
Un petit trou proportionné à la chaine… Ici, c’est un ruban de cuir noir.
Le pendentif
Maintenant les tranches de cane fleur ; on pose, on superpose, on fait dépasser… CHUT on crée…
Les bases sont les mêmes, mais les résultats sont différents ; C’est cela que l’on aime : dépasser la technique et faire de la création. Chacune fait quelque chose de personnel.
Les boucles sont des tranches de cane fleur, mais certaines préparent déjà le bracelet, la bague et même les boutons.
La cuisson
Les plats sont préparés pour la cuisson. Il ne faut pas superposer les réalisations et les isoler du plat par une feuille de papier sulfurisé. Puis suivre les directives du fabriquant pour la cuisson. Une fois cuit, il faut attendre un peu avant de manipuler, les pièces sont encore molles.
La finition
Magali nous montre comment poncer avec du papier carrosserie N°600 jusqu’au N°2000 suivant le fini désiré. Ce papier s’utilise mouillé.
Une fois tout fini, on nettoie la machine à pâte pour qu’elle soit prête pour la prochaine utilisation.
Le montage se fait rapidement. Un pendentif et deux boucles pour chacune, c’est ce qui était au programme.
Je n’ai plus de photos, mais les stagiaires m’ont promis de nous en envoyer via le site.
Elles repartent avec des projets plein le sac, des envies plein la tête et la demande pour d’autres stages.
Le plus
Magali pendant la pose cuisson nous a montré comment faire une perle assortie à la cane fleur. Faire une sphère de pâte CRACRA et coller dessus des tranches fines de cane fleur.
Et le plus du plus
Nicole s’entraîne a faire des perles « bicônes » : On forme une boule de pâte et on la pose sur un plan lisse. On place une plaque de verre sur la perle, on reste parallèle au plan de travail et en la tenant à deux mains, on fait un mouvement de rotation toujours dans le même sens. Petit à petit, il se forme un « bicône » plus ou moins pointu selon l’amplitude de rotation de la plaque de verre. Je vous conseille d’essayer et vous verrez c’est plus facile que l’on croit et de plus c’est joli.
Pour aller plus loin
Le site de Magali : tranche de cane
On trouve aussi des choses sur Youtube, par exemple ceci: tuto FIMO ©
ET quand FIMO rime avec bonne action, FLOFIMO . Vous y trouverez plein de tutos.


